laprovenceGarbage, Le retour

publié le mardi 17 juillet 2012
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Après un long silence, le groupe se reforme autour de la rousse et magnétique Shirley Manson. Il joue ce soir à Arles.

Perdus de vue en 2005, Shirley Manson, le batteur et producteur Butch Vig, Duke Erikson et Steve Marker, écument, cet été, les festivals avec un nouvel album Not Your Kind of People, qui ravive leur formule pop-rock futuriste. Entretien.

Portez-vous toujours votre anorak orange ?
Shirley Manson : (Elle rit) Oui , je le porte de temps en temps !

Vous êtes de retour sur scène dans de grands festivals européens. Comment vous sentez- vous ?
S.M. : Faire une carrière dans l'industrie musicale est un privilège pour une femme. Je suis telle que j'ai toujours été. Je ne fais pas semblant d'être jeune. Et je n'ai pas peur de vieillir. Je suis fière d'être programmée dans de grands festivals.

Garbage a été l'un des premiers groupes à mélanger les grosses guitares à de l'électronique. Pensez-vous avoir influencé d'autres groupes?
S.M. : Certainement. Je vois l'influence de ma génération sur les jeunes dans la façon d'enregistrer en studio ou de jouer en live. Et pas uniquement dans le rock.

Vous avez tenté une carrière en solo. Que cherchiez-vous ?
S.M. : Je ne cherchais pas à faire une carrière en solo. Je cherchais à être moi-même. Je voulais "déshabiller" Garbage, faire un disque calme, sans me demander si cela plairait aux radios. Naïvement, j'ai cru que ma maison de disques allait me soutenir. On m'a fait comprendre que c'était trop abscons.

Comment vous êtes-vous retrouvé ?
S.M. : Notre agent nous a organisé des retrouvailles. Très vite, nous avons trouvé des points communs, avons lancé les mêmes vannes. Il a suffi d'une bonne bouteille de vin pour détendre la situation !

Vous vivez à Los Angeles. Edimbourg vous manque-t-il ?
S.M. : Bien sûr. La culture, la famille me manquent. Malheureusement, il n'y a pas d'industrie musicale en Ecosse. Si vous voulez faire carrière, il faut bouger. Sauf si vous aimez le folk.

Vous êtes à Arles ce soir. Aimez-vous des artistes français ?
S.M. : Oui, mon mari vient de produire le disque de Superbus. J'adore Air. Il y a beaucoup de Français que nous aimons !

Qu'attendez-vous du contact avec le public ?
S.M. : Je n'ai pas d'attente. Je vais profiter de chaque instant. Sept ans, c'est beaucoup dans le monde de la musique. Notre public a grandi. On a été surpris de recevoir un tel accueil. C'est incroyable !

Ce soir 21h30 au théâtre antique d'Arles en ouverture des Escales du Cargo
Propos recueillis par Marie-Eve BARBIER et Frédéric SANIERE