13 mars 2012

Film Démineurs

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titre originale: The Hurt Locker
pays
: USA
genre: guerre
année: 2009
durée: 2h04
réalisateur: Kathryn Bigelow
scénario: Mark Boal
distribution: Jeremy Renner (Sergent William James), Anthony Mackie (Sergent JT Sanborn), Brian Geraghty (Spécialiste Owen Eldridge), Guy Pearce (Sergent Matt Thompson), Ralph Fiennes (Team Leader), David Morse (Colonel Reed), Evangeline Lilly (Connie James), Christian Camargo (Colonel John Cambridge), Christopher Sayegh (Beckham)...

Le speech: Pendant la guerre d'Irak, la prestigieuse équipe américaine de déminage a pour mission de désamorcer les nombreux engins explosifs improvisés du secteur. Commandé par le sergent Matt Thompson, ce dernier va trouver la mort au cours d'une mission. Il est alors remplacé par le Sergent James, qui ne prend aucune précaution et risque autant sa vie que celle de ses collègues le Sergent Sanborn et le soldat Eldridge. James se comporte comme si la mort de lui faisait pas peur et ses collègues tentent de le raisonner, en vain. Durant leur mission qui dure près d'un mois, les traumatismes vécus et liès à la guerre vont à jamais les marquer.

> bande annonce

Ma note: 9/10
J'aime
: Excellent film de guerre, qui nous offre un autre regard, celui des démineurs, profession très dangeureuse, qui prend ici toute sa dimension et son utilité en temps de guerre, dans des zones de combat. Filmé caméra à l'épaule, le spectateur vit chaque scène et s'approprie les angoisses des soldats, tout comme l'horreur de la guerre. Si vous avez aimé La Chute du faucon noir, dans le style et l'esthétisme, vous apprécierez ce film. Il y a beaucoup de tensions dans ce film, qui montent en crescendo (en fait, chaque scène où le démineur fait son boulot), mais je retiendrai particulièrement la scène où le démineur est chargé de désamorcer un tas de bombes posées dans le coffre d'une voiture, ainsi que la scène de fusillade en plein désert face aux snipers planqués dans une bicoque. Un très bon film, assez violent par la mise en scène de l'horreur (les bombes posées sur un mec qui vont exploser, ou encore une bombe dans le corps d'un adolescent mort): âmes sensibles, s'abstenir!
Pour conclure, voici l'avis critique du Nouvel Obs qui décrit bien l'ambiance:
« un des meilleurs films de l'année », soutenu par «  Jeremy Renner, formidable ». C'est le « chef d'œuvre » de Bigelow, « un film sec, sans apprêt, sans trucages digitaux, sans romantisme, sans effets sentimentaux, dense, beau, percutant, totalement à contre-courant du politiquement correct et des clichés ambiants ». Tout est dit !

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A savoir: >Le titre original «The Hurt Locker» désigne en anglais un endroit métaphorique où l'on se trouve lorsque l'on a échoué à une épreuve.
>N'ayant pu avoir accès à la base militaire américaine du Koweït, la production s'est installée à Amman, qui présente des similitudes avec Bagdad, en Jordanie, pays frontalier de l'Irak, où l'armée fournit au tournage un service de sécurité. Sur place, des réfugiés irakiens furent mis à contribution comme figurants.  Le tournage s'est déroulé pendant le Ramadan, ce qui obligeait les non-musulmans de l'équipe à manger à l'intérieur de leurs chambres, avec des rideaux fermés, par respect pour les pratiquants et selon la loi jordanienne. A leur retour aux États-Unis, chaque membre de l'équipe ont été soumis à une fouille et un interrogatoire, la plupart ont même vu leurs bagages retourner en Jordanie, ce qui fut aussi le cas pour l'un des producteurs.
> Les soldats sont équipés de l'Army Combat Uniform (ACU) ARPAT UCP mais possèdent encore des effets d'anciennes tenue de l'armée américaine (OTV Woodland et couvre casque en Woodland également pour le Sergent James). L'action devrait donc se dérouler en 2005, néanmoins le film prend place en 2004. D'autres erreurs peuvent être notées, comme par exemple une allusion mentionnant le site You Tube qui a été fondé en 2005 ou encore le jeu vidéo Gears of War qui date de 2006.
> On note le changement de nom du spécialiste Owen Eldridge au milieu du film. Il se nomme en fait Eldrich au début de celui-ci. Ce détail peut se remarquer sur les name-tapes (les étiquettes sur l'uniforme) et bandes patronymes de casque (MICH2000), ainsi qu'avec la prononciation qui change également après la première demi-heure de film.
> Le film a reçu d'innombrables récompenses (près de 82 en comptabilisant meilleur film, réalisation, montage, acteurs etc... dans l'ensemble des cérémonies), les plus prestigieux prix étant ceux des Oscars de 2010 où le film remporta 6 Oscars dont celui du meilleur film et de la meilleure réalisation (obtenue pour la 1ère fois dans l'Histoire par une femme).

>Sur le web:
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wikipedia 
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22 novembre 2011

Film Suspiria

suspiria_affSuspiria
titre originale: Suspiria (soupirs)
pays
: Italie
genre: horreur
année: 1977
durée: 1h38
réalisateur: Dario Argento
scénario: Dario Argento et Daria Nicolodi d'après Thomas de Quincey
distribution: Jessica Harper (Suzy Banner), Stefania Casini (Sara), Flavio Bucci (Daniel, Le Pianiste Aveugle), Miguel Bosé (Mark), Barbara Magnolfi (Olga), Susanna Javicoli (Sonia), Eva Axén (Patty 'Pat' Hingle), Rudolf Schündler (Professeur Milius), Udo Kier (Dr. Frank Mandel), Alida Valli (Miss Tanner), Joan Bennett (Madame Blanc), Renato Scarpa (Professeur Verdegast)...

Le speech: Par une nuit d'orage, une jeune étudiante américaine, Suzy Banner, atterrit à Fribourg pour intégrer la Talm Akademie sur Escher Strasse, une des meilleures écoles de danse au monde. Sous une pluie battante, elle arrête un taxi qui la conduit jusqu'à l'école. À peine arrivée, elle a juste le temps de voir une jeune fille s'enfuir du bâtiment, affolée et criant des mots inintelligibles à l'interphone. Suzy, que la personne à l'interphone refuse de laisser entrer, repart en taxi. Le lendemain, la jeune femme intègre l'école. Deux étudiantes ont été sauvagement assassinées la nuit de son arrivée, dont la jeune fille que Suzie avait vu s'enfuir. C'est ainsi qu'elle rencontre Sara, l'amie de cette jeune fille. Mais pendant les débuts de son séjour dans l'école, Suzie et Sara sont témoins d'étranges événements. Bien vite, la situation dégénère; Daniel, le pianiste aveugle, se fait égorger par son chien, Sara est assassinée par quelqu'un dans l'école... Suzy va alors savoir que l'école était avant la demeure d'une ancienne sorcière surnommée la mère des soupirs. Et si l'école était encore sous son emprise?...

> la bande-annonce (en VO):

Ma note: 9/10
J'aime
: Tout d'abord, il faut préciser que le film est une réussite pour son esthétisme visuel (salué par la critique et beaucoup analysé). Les décors sont somptueux et le moindre accessoire a été minutieusement travaillé pour se fondre dans le décor. Le film est construit autour des couleurs: la couleur prédominante est le rouge, mais pas seulement, toutes les varitations du rouge, mais aussi des dégradés de bleu (comme la scène de la piscine). Le recours à la couleur permet à Argento de créer un monde à part (l'école de danse) et renforce l'ambiance inquiétante (le rouge, couleur du sang, de la passion, donne vie à l'école). Chaque scène est traversée par des jeux de lumière et des jeux d'ombre. Ainsi, chaque scène est une perfection visuelle.
Ensuite, concernant l'histoire, il faut reconnaître que l'intrigue est bien ficelée. Le film contient plusieurs scènes de terreurs, qui mettront à mal les nerfs du spectateur (notamment celle où la copine de Suzy se cache dans le grenier et se retrouve piégée dans une petite pièce).

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J'aime moins: Le côté un peu trop gore des scènes de meurtres (avec un sang rouge vif qui gicle partout, d'une couleur rappelant celle d'un pot de peinture, pas très réaliste !).

> le début du film:

A savoir: >Ce film fait parti de la trilogie des Mères. Suspiria est le premier de la trilogie, suivra Inferno et Mother of Tears. Dario Argento s'est inspiré d'une phrase du livre Suspiria de profundis de Thomas De Quincey dans laquelle l'auteur dit vouloir écrire un livre sur l'histoire des trois Mères des Enfers : Mater Suspiriorum, Mater Lachrimarum et Mater Tenebrarum. Il dévoilera plus tard (dans le DVD célébrant le 30ème anniversaire du film) ses sources d’inspiration, des Frères Grimm à la visite des capitales européennes de la magie, de Prague à Zürich. Il expliquera encore qu’une partie du film vient de son enfance passée dans une vieille école aux professeurs particulièrement stricts. Par ailleurs, Daria Nicolodi, qui était la petite amie de Dario Argento à l'époque, (aperçue brièvement au début du film: la blonde en rose dans l'aéroport)  et qui est co-scénariste du film, a confié 30 ans plus tard, que sa source d’inspiration fut les souvenirs de sa grand-mère qui lui a maintes fois raconté comment, enfant, elle avait été inscrite dans une académie de piano, avant de s’en échapper en découvrant qu’en réalité on y enseignait la magie noire. Cette école, dont elle tait le nom, existerait toujours quelque part entre la Suisse et l’Allemagne.
>Dario Argento passait très fort sur le tournage la bande-son que le groupe Goblin avait composé pour le film, afin de mettre les acteurs dans l'atmosphère étrange, baroque et ésotérique du film.
>Le film parle du passage de l'enfance au monde adulte, tant à travers ses héroïnes que les éléments du décor: par exemple, les poignées des portes sont trop hautes pour les élèves de l'école, afin de rendre les personnages plus petits, comme des enfants (en référence à Alice au pays des merveilles). Quelques personnages inquiétants et mystérieux renforcent le côté sombre de l'histoire (comme le majordome aux faux airs d'un quasimodo). Le film renvoie par ailleurs aux peurs enfantines: les bruits de pas, les lieux dans lesquels il est interdit d'aller et l'autorité supérieure.

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>Sur le web:
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imdb
le film en 7 parties sur youtube   

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02 novembre 2011

TéléFilm Les Fleurs De Sang

darknightofthescarecrowLes Fleurs De Sang
titre originale: Dark Night of the ScareCrow
pays
: USA
genre: horreur
année: 1981
durée: 100 min
réalisateur: Frank De Felitta
scénario: J.d. Feigelson, Butler Handcock
distribution: Charles Durning, Robert F. Lyons, Claude Earl Jones, Lane Smith, Tonya Crowe

Le speech: La complicité attendrissante entre une petite fille, Marylee, et un attardé mental de 36 ans, Bubba, est vue d'un mauvais oeil par le postier d'une paisible bourgade. Selon lui, cette relation ambiguë va tôt ou tard déboucher sur un drame. Aussi, quand la fillette, au détour d'une promenade avec Bubba est sauvagement attaquée par un chien de garde, tous les soupçons se portent aussitôt sur Bubba, unique témoin de la scène.
Le postier, accompagné de trois complices, voit là l'occasion idéale pour se débarrasser du pauvre bougre. Pourchassé par la bande, Bubba se réfugie chez sa vieille mère puis enfile un costume d'épouvantail, dans l'espoir de passer inaperçu au beau milieu d'un champ jouxtant sa maison. Même si le camouflage s'avère au début convaincant, Bubba, attachée à sa croix, ne tarde pas à être découvert par ses quatre poursuivants, qui l'exécutent froidement de plusieurs balles dans le corps. Après un procès peu équitable, les meurtriers sont relâchés, faute de preuves. Mais quelques temps après leur jugement, les quatre compères trouvent la mort un à un, à travers une série "d'accidents" inexpliqués...

Mon Avis: Vous vous demandez pourquoi j'évoque ce petit film ici ?!...
dark_night_of_the_scarecrow_01Tout simplement parce que je l'avais vu quand j'étais très jeune, et une scène de ce film m'a marqué à jamais: celle où le mec simplet enfile un costume d'épouvantail et reste immobile au milieu d'un champ pour échapper aux "méchants", qui finissent par le retrouver et lui tirent dessus (et là attention, séquence émotion: gros plan sur les yeux effrayés de l'épouvantail). Je suis incapable de me souvenir du film en entier, mais uniquement cette scène. Ca fait des années que je me demande ce qu'était ce film et je viens enfin de mettre un titre sur ce film après avoir fait une recherche rapide sur le web ! Apparemment, il s'agit d'un petit téléfilm d'horreur de série Z, sans grand intérêt, mais j'aimerai vraiment trop le revoir ! 

> extrait vidéo (avec la fameuse scène de l'épouvantail!):

Les fleurs de sang par stebzh

>Sur le web:
le film sur
imdb 
le film sur
horreur.net

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31 octobre 2011

Film Indiana Jones et la Dernière Croisade

indiana_jones_et_la_derniere_croisade_affIndiana Jones et la dernière croisade
titre originale: Indiana Jones and the Last Crusade
pays
: USA
genre: aventure
année: 1989
durée: 2h06
réalisateur: Steven Spielberg
scénario: Jeffrey Boam, d'après une histoire de George Lucas et Menno Meyjes
distribution: Harrison Ford (Indiana Jones), Sean Connery (Professeur Henry Jones), Denholm Elliott (Marcus Brody), Alison Doody (Elsa Schneider), John Rhys-Davies (Sallah), Julian Glover (Walter Donovan), River Phoenix (Indiana Jones, jeune), Michael Byrne (Colonel Vogel)...   

Le speech: En 1938, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les Nazis se lancent à la quête du Saint Graal. Parallèlement, un éminent médiéviste, Henry Jones, le père d'Indiana, poursuit la quête de sa vie à la recherche de cet objet légendaire. Quand son père disparaît à Venise, Indiana Jones se lance sur ses traces pour le retrouver. Il parvient à mettre la main sur le carnet de notes de son père et décide de partir à sa recherche, accompagné d'une charmante archéologue, Elsa. Les deux aventuriers se rendent d'abord à Venise, à la grande bibliothèque, lieu à parti duquel ils atterissent dans les catacombes inexplorées des chevaliers du Graal. Ils sont bientôt pris en chasse par des Turcs, qui craignent un éventuel sacrilège. C'est ainsi qu'Indiana apprend que son père est en réalité séquestré par des Allemands dans un château autrichien. Trahi par Elsa, une nazi, Indiana parvient à libérer son père, et s'enfuit avec lui au Moyen-Orient, sur les traces du Saint Graal.

 > la bande-annonce (en VO):
 

Ma note: 9/10
J'aime
: Il s'agit de l'un des films les plus drôles de la série des Indiana, grâce au tandem père-fils brillamment incarné à l'écran par Sean Connery -Harrison Ford. La relation conflictuelle entre le père et le fils donne lieu à des réparties comiques, le tout mêlé aux situations cocasses dans lesquelles ils se retrouvent mêlées.
Là encore, le film donne la part belle aux animaux dangereux, jouant avec la phobie (du téléspectateur et on l'imagine aussi, des acteurs): serpents, lion... dans la scène de poursuite du train de cirque!
C'est aussi une occasion de découvrir -trop rapidement- la jeunesse d'Indiana, incarné par le regretté River Phoenix.

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J'aime moins: Il ne faut évidemment pas prendre la moindre scène au 1er degré, car la multitude d'actions qui s'enchaînent pour un seul homme, cad Indiana, le laisserai totalement K.O., mais le héros n'est jamais fatigué, et s'en sort qu'avec quelques égratignures, qui ne lui font même pas mal et il parvient toujours à séduire la jolie fille de l'aventure (sorte de James Bond Girl). Sacré Indi ! C'est ce côté "de vouloir en faire toujours plus" en malmenant les protagonistes qui peut être un peu agacant. Mais ça reste un très bon film d'aventures.

 > extrait video: la grande scène d'action du film

A savoir: >La gifle que Henri Jones donne à Indiana lors d'une dispute sur l'itinéraire à prendre n'était pas prévue par le script et a fait donc l'objet d'une totale improvisation de la part de Sean Connery. La surprise exprimée par Harrison Ford est donc... authentique !
> Harrison Ford étant né en 1942 et Sean Connery en 1930, les deux acteurs n'ont donc que 12 ans d'écart. Néanmoins, en dépit de ses 59 ans, Sean Connery réussit véritablement à offrir l'image d'un vieux père sage au côté de son fils âgé lui de 47 ans.

>Sur le web:
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25 octobre 2011

Film Indiana Jones et le Temple Maudit

indiana_jones_temple_aff61Indiana Jones et le Temple Maudit
titre originale: Indiana Jones and the Temple of Doom
pays
: USA
genre: aventure
année: 1984
durée: 1h58
réalisateur: Steven Spielberg
scénario:Willard Huyck et Gloria Katz, d'après une histoire de George Lucas
distribution: Harrison Ford (Indiana Jones), Kate Capshaw (Wilhelmina « Willie » Scott), Ke Huy Quan (Demi lune), Amrish Puri (Mola Ram), Roshan Seth (Chattar Lal), Philip Stone (le capitaine Blumburtt)...

Le speech: En 1935, à Shanghai, en Asie, Indiana Jones débarque dans le bar d'un gangster chinois, Lao Che, pour récupérer un diamant qu'il échange contre les cendres de Nurhachi, un empereur chinois. Mais la transaction tourne à la fusillade et Indy, emportant avec lui Willie Scott, une meneuse de revue qui s'intéressait à la pierre, parvient à quitter la Chine avec l'aide de Demi-Lune, un petit garçon chinois de 11 ans débrouillard, à bord d'un avion. Mais l'avion appartient à Lao Che et les pilotes, après avoir vidé les réservoirs, sautent en parachute. Usant d'un bateau de sauvetage pour amortir leur chute, Indy, Willie et Demi-Lune sautent de l'avion et parviennent à fuir. Ils se retrouvent en Inde et arrivent dans un petit village, maudit par les dieux. Tous les enfants ont été enlevés, ainsi que la pierre sacrée que détenait les indigènes. Elle a été dérobée par les Thugs. Commence alors une aventure sombre et terrifiante...

 > la bande-annonce :

Ma note: 8/10
J'aime
: Harrison Ford est toujours aussi parfait dans ce rôle d'aventurier; Kate Capshaw parvient à s'imposer, jouant le rôle de la nana un peu énervante mais toute aussi attendrissante. Le film contient plusieurs scènes cultes (et impressionnantes): d'abord, pour le côté drôle, la scène où Willie se change dans la nature, tombant nez à nez avec toutes les vilaines bêbêtes de la forêt (serpent, hibou et compagnie), et qui hurle de peur, pendant que Indy et Demi-Lune jouent tranquillement aux cartes. Ensuite, la fameuse scène du repas avec au menu: pâtes de vers qui gigotent, soupe aux yeux et le dessert est un sorbet de cerveau de singe! Enfin, la scène la plus sombre du film est celle où les méchants s'adonnent à leurs rites en arrachant le coeur des pauvres victimes à mains nues, avant de les jeter dans le feu!
Les scènes d'action les plus étonnantes sont: d'une part, celle où Indy, Willie et Demi-Lune s'enfuit dans le petit wagon à pleine vitesse sur les rails de la mine; et d'autre part, celle où les héros traversent le pont.

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J'aime moins: La musique d'action! Trop omniprésente et qui finit par saoûler !! Certaines scènes d'action sont tirées en longueur: celle où Indy se bat avec le méchant dans la mine, sur le tapis roulant (avec une multitude de mauvais raccords où on a un plan où Indy et le gars sont très proches du rouleau compresseur, prêts à être broyés, puis le plan d'après, ils sont plus éloignés et ainsi de suite durant toute la scène de bagarre!); de même avec la scène de fuite dans le wagon de la mine (on se croirait presque dans un parc d'attraction!).
Les scénaristes ont voulu en faire 'trop' et parfois, ça tue un peu l'action, dommage...

> extrait video, la scène du repas:
 

A savoir: > Un appel avait été lancé aux écoles élémentaires afin de trouver un jeune acteur asiatique. Jonathan Ke Quan est arrivé pour accompagner son frère à l'audition mais il a attiré l'attention du directeur du casting car il avait passé tout son temps à expliquer à son frère ce qu'il fallait faire et ne pas faire.
Indiana_Jones_et_le_Temple_maudit_kate> Le nom de Sharon Stone avait circulé pour le rôle que Kate Capshaw joue. Spielberg et Lucas avaient d'ailleurs d'abord songé à reprendre Karen Allen pour son rôle de Marion Ravenwood, mais ils pensèrent qu'il fallait une autre femme pour Indy.
> Le tournage se déroule au Sri Lanka (à Kandy) car le script avait déplu aux autorités indiennes qui ont donc refuser l'autorisation de tournage sur leur territoire.
> Ce film est le moins aimé de la série par Spielberg. Son univers noir est inspiré par George Lucas, pour qui le deuxième épisode d'une trilogie est toujours le plus sombre. D'ailleurs, le titre initial était "Indiana Jones et le temple de la mort", qui a été changé car comportait une connotation trop sombre. Steven Spielberg n'aura tout de même pas perdu son temps, puisqu'il y rencontra sa femme, Kate Capshaw.

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Les scènes du pont ont été filmées sur trois continents différents: celle du pont lui-même et celle où Indy le coupe avec sa machette ont été tournées au Sri Lanka; celle où l'on voit le pont tomber avec la chute de 14 personnes (14 mannequins) a été filmée au Elstree Studios de Londres; enfin, celle où l'on voit les alligators a été tournée en Floride. 
> Le film comporte des références à Star Wars: dans le début du film, Indiana Jones sort avec fracas du club Obi-Wan; la veste qu' Indy porte dans la chambre du palais est une veste Han Solo qui avait été fabriquée pour Star Wars.

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Sur le web:
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17 octobre 2011

Film Indiana Jones et les Aventuriers de l'arche perdue

les_aventuriers_afficheIndiana Jones et les Aventuriers de l'arche perdue
titre originale: Raiders of the Lost Ark
pays
: USA
genre: aventure
année: 1981
durée: 1h55
réalisateur: Steven Spielberg
scénario: Lawrence Kasdan, d'après une histoire de Georges Lucas et Philip Kaufman
distribution: Harrison Ford (Indiana Jones), Karen Allen (Marion Ravenwood), Paul Freeman (Dr René Belloq), Denholm Elliott (Dr Marcus Brody), Ronald Lacey (Arnold Toht), John Rhys-Davies (Sallah), Alfred Molina (Satipo)...

Le speech: En 1936, le professeur d'archéologie Henry Walton Jones Jr, surnommé "Indiana", parcourt le monde à la recherche de trésors dont il fait don à son université. En Amérique du Sud, après avoir bravé d'innombrables dangers, il se fait dérober de manière déloyale une idole en or massif par son concurrent, le Français Belloq. De retour au pays, Jones est mandaté par les services secrets américains pour court-circuiter les agents du IIIe Reich qui pensent avoir localisé l'Arche d'alliance, contenant les Tables de la Loi, sur le site de Tanis en Égypte. Celle-ci étant censée conférer le pouvoir de mener n'importe quelle armée à la victoire, elle ne doit en aucun cas tomber entre les mains d'Adolf Hitler. Indiana s'envole pour le Népal, où réside Marion Ravenwood, fille d'un de ses anciens professeurs et son ancien amour. Cette dernière est en effet en possession du Médaillon de Râ, un artefact qui permettrait, selon la légende, de localiser précisément la relique sainte. Mais les nazis, secondés par Belloq, ont une longueur d'avance...

> la bande-annonce :

Ma note: 10/10
J'aime
: L'un des meilleurs films d'aventures, qui plaira aux petits comme aux grands! Harrison Ford est parfait dans son rôle d'aventurier casse-cou, qui va le mener à la célébriter.
Le film joue avec nos phobies: les protagonistes doivent affronter, outre les multiples péripéties, mygales et serpents en pagaille. Il semble que le personnage de jeu vidéo Lara Croft se soit beaucoup inspiré d'Indiana Jones: une aventurière qui parcourt le monde pour récupérer des objets précieux, en affrontant l'hostilité des milieux naturels et lointains (forêts avec loups, tigres, et rivières avec crocodiles).
Côté mise en scène, rien à redire puisqu'elle est dirigée par le grand Spielberg qui filme de très beaux plans du désert oriental et la reconstitution de tombeaux égyptiens.

> extrait video, Indiana et son assistant avec l'idole en or:

A savoir: > Alors qu'il voulait réaliser absolument un James Bond, Steven Spielberg se le voit refuser par les producteurs, sous prétexte qu'il n'était pas britannique! Et c'est en discutant avec Georges Lucas, autour d'un pâté de sable sur une plage d'Hawaï, qu'ils décident alors de se lancer ensemble dans une trilogie narrant les péripéties d'un aventurier: Indiana Jones est né.
> Burt Reynolds, Jeff Bridges et Nick Nolte furent pressentis pour incarner Indinana Jones. Tom Selleck dû renoncer à cause de son contrat qui le liait à la série Magnum. Ce sera finalement Harrison Ford qui obtiendra le rôle, sous l'impulsion de Steven Spielberg qui avait été impressionné par l'acteur dans le Star Wars de Georges Lucas. Les actrices Amy Irving (future femme de Spielberg) et Debra Winger ont été approchées pour interpréter Marion et c'est Karen Allen qui décrochera le rôle. Pour jouer Sallah, Spielberg avait choisi Jacques Dutronc, mais comme il ne parlait pas anglais, c'est le britannique Paul Freeman qui écopa du rôle.

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> Les scènes avec le sous-marin nazi ont été tourné en France, à la Rochelle. Le sous-marin est d'ailleurs un authentique de la seconde guerre mondiale. Les scènes censées se dérouler en Egypte ont été tournées en Tunisie.
> Le tournage fut difficile: chaleur insupportable, dysenteries et maladies tropicales (dont furent notamment victimes les acteurs), une hernie discale et un ligament de la jambe déchiré (lors de la scène de bagarre de l'avion) pour Harrison Ford, contractée lors d'une cascade et un membre de l'équipe mordu par un python. D'ailleurs, la scène du "Puits des âmes" a requis plus de 7000 serpents, dont certains très venimeux comme des cobras. Cependant, il n'y en avait pas assez pour la scène et des bouts de tuyaux d'arrosage furent utilisés. Pour la scène où Indiana se retrouve nez à nez avec un cobra, on peut apercevoir à l'image son reflet et celui d'un projecteur: une vitre avait été en effet posée entre l'acteur et le reptile pour éviter que Harrison Ford ne se fasse mordre.

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> En 1982, le film a reçu quatre Oscars (Meilleure Direction Artistique, Meilleurs Effets Visuels, Meilleur Montage et Meilleur Son). Steven Spielberg décrochait sa deuxième nomination à l'Oscar du Meilleur Réalisateur. En 1999, le film a été sélectionné par le "National Film Preservation Board" pour être ajouté au "National Film Registry" conservé à la Bibliothèque du Congrès en raison de son apport culturel, historique et esthétique à la culture américaine. L'"American Film Institute" l'a quand à lui classé en 2011 à la 66ème place dans sa liste des « 100 meilleurs films américains ». Enfin, en 2008, le magazine Empire l'a classé à la 2ème place dans sa liste des « 500 meilleurs films de tous les temps ».

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Sur le web:
le film sur
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le film sur
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le film sur wikipedia    
critique sur le blog de
nicoc  

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22 septembre 2011

Film Full Metal Jacket

fullmetaljacket_aff_1Full Metal Jacket
pays: GB - USA
genre: guerre
année: 1987
durée: 1h52
réalisateur: Stanley Kubric
scénario: Stanley Kubric, Michael Herr, Gustav Hasford
distribution: Matthew Modine (James T. Davis alias Guignol), Arliss Howard (Evans alias cowboy), Adam Baldwin (brute épaisse), Vincent d'Onofrio (Léonard Lawrence alias Baleine), Lee Ermey (Sergent instructeur Hartman), Kevin Major Howard (Rafterman), Dorian Harewood (BlackBoule)...

Le speech: James T. Davis raconte son parcours d'abord comme jeune recrue au camp d'entraînement dans les Marines puis sur le terrain, comme soldat et sergent au Vietnam à la fin des années 1960. L'entraînement des Marines se fait à Parris Island (dans le Dakota du sud) où un sergent dresse un groupe de volontaires pendant huit semaines et pour lesquels il leur donne à tous des surnoms: Guignol, Blanche-neige, Cow-boy et Grosse Baleine. Le sport et le maniement du fusil (assimilé au sexe féminin) sont le quotidien des futurs Marines. Baleine, sans cesse humilié par le sergent, va sombrer dans la folie et abat le sergent avant de se suicider devant Guignol. On retrouve ensuite Guignol au Vietnam, où il occupe un poste de rédacteur pour "Stars and stripes", la revue de l'armée, bien loin du front; en occupant son temps avec des prostituées. Juste après l'offensive du têt (janvier 1968), il se fait muter pour le front à Phu bai. Là, il découvre le massacre de civils par les vietcongs et participe aux combats avec son camarade cow-boy et brute épaisse. Ils sont envoyés sur une rive de la Rivière parfumée où Crazy, le chef de section, est tué par un jouet piégé. Cow-boy prend alors le commandement mais les soldats sont perdus. Un éclaireur est blessé par un sniper bien caché; puis le médecin et Cow-boy se font tuer. Ils vont parvenir à tuer le sniper vietcong, qui était une femme (cowboy va l'achever d'une balle dans la tête). 

> la bande-annonce :

Ma note: 10/10
J'aime
: Impossible de ne pas aimer au moins un film de Stanley Kubric, qui a abordé tous les genres dans le cinéma. On reconnaît le travail de mise en scène méticuleuse de Kubric par les nombreux travellings (avant et arrière) qui font face aux acteurs, par l'importance de la symétrie dans les plans et le grand rôle que joue la bande son dans les scènes (musique tragique dans la 1ère partie, puis chansons populaires des années 60s -le 'These boots are made for walking' de Nancy Sinatra ouvre le bal- et retour sur musique tragique à la fin avant d'entendre le 'Paint it Black' des Rolling Stones dans le générique de fin). Ce film de guerre apporte un regard cynique sur l'armée (et ses camps d'entraînements) où les hommes sont humiliés et déhumanisés. On y découvre aussi l'horreur de la guerre et la perte de repère des soldats: l'un s'amuse à tirer sur des civils du haut d'un hélicoptère, les autres négocient à bas prix pour coucher les uns après les autres avec une prostituée. Cow Boy représente "la dualité de l'homme", tel qu'il l'exprime lui-même, en arborant un badge peace and love et son casque où il a inscrit 'born to kill'; cette contradiction lui permettant ainsi de conserver un temps sa lucidité. La mort est très présente dans la conscience des soldats; Cow Boy déclare face aux civils vietnamiens massacrés: "Les morts ne savent qu'une chose: il vaut mieux être vivant"; ou encore à la fin du film, Cow Boy déclare "Je vis dans un monde merdique, oui, mais je suis vivant et je n'ai pas peur".
Les acteurs sont tous parfaits, une mention spéciale tout de même à Vincent D'onofrio, l'interprète de Baleine, absolument excellent dans son rôle.

> extrait video, au camp, le sergent Hartman (Scène Culte!!):

> extrait video, au Vietnam, Guignol rencontre Brute épaisse:

A savoir: > Full Metal Jacket prend son origine dans la rencontre en 1980 entre Stanley Kubrick et Michael Herr, correspondant de guerre au Viêt Nam et auteur d'un livre de mémoires sur ce conflit, Dispatches. Le projet initial de Kubrick était de réaliser un film sur la Shoah, sujet finalement abandonné. Toujours perfectionniste, Kubrick mit plus de sept années, de 1980 à 1987, pour réaliser son film: il a pour cela, visionné de nombreux films et documentaires et a lu des journaux vietnamiens, amassant un nombre considérable de photographies d'epoque.
> Le sergent Hartman, l'instructeur des Marines qui prend en charge la formation des recrues dans la première partie du film, est interprété par Ronald Lee Ermey, qui avait exercé ce métier dans les années 60. D'abord engagé comme conseiller technique, Ronald Lee Ermey improvisa des centaines d'insultes au cours des auditions. Stanley Kubrick décide alors de lui attribuer le rôle du sergent instructeur, et Ronald Lee Ermey a écrit lui-même environ 50% de ses dialogues, principalement des insultes.
> Pour l'acteur Vincent D'Onofrio, se glisser dans le rôle du soldat « Gomer Pyle » (« Grosse Baleine » dans la version française) fut plus éprouvant : il dut en effet prendre environ 30 kilos pour correspondre à l'image du personnage.
> Le titre 'Full Metal jacket' fait référence à un type de munitions standard utilisées par les armées et les polices du monde entier. Munitions dites FMJ (Full Metal Jacket Bullet, c'est-à-dire 'balle entièrement chemisée métal').
> Les voix françaises: on reconnaît la voix de l'acteur Daniel Russo pour le rôle de brute épaisse, et celle de Bernard Fresson pour le sergent Hartman.

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Sur le web:
critique sur
cineclubdecaen 
le film sur
wikipedia 
le film sur cinemovies    

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13 août 2011

Film Romanzo Criminale

romanzo_affRomanzo Criminale
pays: Italie
genre: drame
année: 2005
durée: 2h28
réalisateur: Michel Placido
scénario: Stefano Rulli, Sandro Petraglia
d'après le roman de Giancarlo De Cataldo
distribution: Kim Rossi Stuart (Fredo, Le Froid), Anna Mouglalis (Patrizia), Pierfrancesco Favino (Le Libanais), Claudio Santamaria (Le Dandy), Stefano Accorsi (Commissaire Scialoia), Riccardo Scamarcio (Le Noir), Jasmine Trinca (Roberta), Toni Bertorelli (La Voix), Fransesco Venditti (Le Buffle), Gorgio Carrecia (Oeil Fier), Stefano Fresi (Le Sec), Massimo Popolizio (Le Terrible)...

Le speech: Dans l'Italie des années 1970, une bande criminelle sans pitié menée par des amis d'enfance, Le Libanais, Le Froid et Le Dandy, entreprend de conquérir Rome en détenant le marché de la drogue, du jeu et de la prostitution. Terrorisme, enlèvements et corruption sont au rendez-vous. L'inspecteur Scialoia ne cessera de traquer cette organisation, tout en conquérant le coeur de Patricia, la femme de l'un d'entre eux.

> la bande-annonce (en VO sous-titrée en anglais):

Ma note: 10/10
J'aime
: L'un des meilleurs films italiens de cette dernière décennie, qui selon moi, est au même niveau des Parrain de Coppola! Les acteurs sont tous parfaits, Kim Rossi Stuart en tête (en même temps, jpense que toutes les filles seront d'accord avec moi lol). Le scénario est très bien ficelé, les événements s'enchaînent sans temps mort -on ne voit pas le temps passé malgré la longue durée du film-; le tout est filmé de manière réaliste et qui plus est, l'histoire prend appui sur des faits réels. L'esthétisme est aussi soigné, à travers un jeu d'ombre et de lumière, directement inspiré des toiles du Caravage (initié par Roberta à Fredo dans l'Eglise). La bande son joue aussi un rôle important en rythmant le film, on y entend de nombreuses chansons des années 70s.

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J'aime moins: Il y a tellement de personnages, que parfois on s'emmêle un peu les pinceaux pour les rôles secondaires. Je pense c'est le seul et unique reproche que je ferai à ce merveilleux film !

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A savoir: L'auteur du roman a participé activement au scénario. Le film -donc l'histoire- se place dans le contexte politique qui a bousculé l'Italie des années 70s, avec en toile de fond, quelques extraits d'images d'archives des tragiques faits divers (enlèvements, attentats) inclus dans le film.
romanzo_kim_1L'auteur du roman, De Cataldo, n'était pas partant de livrer le rôle du Froid à Kim Rossi Stuart. La raison? tout simplement parce qu'il le trouvait "trop beau" -eh oui, ça fait rire lol- mais face à l'insistance du réalisateur Michele Placido, Kim a ainsi obtenu le rôle, car "il excelle à exprimer beaucoup de choses sans parler et il est comme ça dans la vie".
D'ailleurs Michel Placido a donné à nouveau le premier rôle du film à Kim Rossi Stuart, qu'il réalisa en 2010, L'Ange du mal, qui raconte l'histoire vraie du gangster Renato Vallanzasca.
Le film et le roman ont ensuite été déclinés en série télé, de production italienne toujours, mais bien sûr, pas avec les mêmes acteurs!, portant le même nom "Romanzo Criminale", et diffusée en 2008 (exclusivement sur Canal Plus! snif :p) en 12 épisodes de 52 minutes.

> en bonus, scans du magazine Première d'avril 2006,
interview de Michele Placido, Kim Rossi Stuart et critique du film:

premiere_2006_avril_romanzo_1 premiere_2006_avril_romanzo_2 premiere_2006_avril_romanzo_3 premiere_2006_avril_romanzo_4

Sur le web:
le site officiel italien
romanzocriminale.it 
le film sur
toutlecine 
le film sur imdb    
blog consacré au film
sur romanzo1.skyrock.com

08 août 2011

Film Ils

ilsIls
pays: France
genre: thriller
année: 2006
réalisateurs et scénaristes: David Moreau et Xavier Palud
distribution: Olivia Bonamy (Clémentine), Michaël Cohen (Lucas)

Le speech: Lucas et Clémentine, un couple trentenaire expatrié en Roumanie, habite depuis trois mois une maison isolée, au milieu de la forêt, en banlieue de Bucarest. Elle, professeur de français dans un lycée, lui, romancier, vivent un bonheur paisible. Pourtant, un soir, dans leur maison, tout va basculer. Clémentine, qui n'est pas fatiguée, en profite pour corriger des copies de ses élèves. Le téléphone sonne, des voix lointaines au bout du fil... incompréhensibles. Clémentine finit par aller se couher quand, au beau milieu de la nuit, elle entend des bruits à l'extérieur. Elle réveille Lucas. Le couple n'est pas seul. Le cauchemar commence... ILS sont là... Qui sont-ILS ? Que veulent-ILS ?

> la bande-annonce: 

Ma note: 8/10
J'aime
: On se laisse prendre au jeu tout le film. Il n'y a pas de temps mort et l'atmosphère est pesante et angoissante. Jamais on ne peut deviner ce qu'il va se passer. C'est une sorte de huit clos où les acteurs (Bonamy et Cohen) sont remarquables: peu de dialogues, tout le jeu est dans l'émotion et l'instant. C'est rare de voir un film d'horreur français réussi à ce point (quoique, je trouve qu'il s'agisse plus d'un thriller psychologique qui joue avec nos propres peurs). On pense un peu au Projet Blair Witch, par la manière de filmer en caméra DV (surtout pour les scènes dans les bois), ce qui ajoute au film un aspect très réaliste, filmé quasiment en temps réel. Tout ceux et celles qui vivent ou ont vécu dans une grande maison s'identifient à ce que peuvent ressentir les personnages. En effet, qui n'a jamais entendu le parquet grincer, les escaliers couiner ou les murs craquer en pleine nuit pendant que vous êtes dans votre lit en vous demandant si vous allez vous lever ou non pour aller vérifier si quelqu'un ne serait pas rentrer ?! A regarder absolument le soir avant d'aller se coucher pour bien flipper ! lol

J'aime moins: On reste un peu sur sa "fin" car bien que nous sachions (plus ou moins) qui ILS sont (puisque nous les voyons repartir), on ne sait pas comment ILS sont arrivés là ni où ILS vivent. J'aurai aimé en savoir davantage sur ces fameux ILS.

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A savoir: Le tournage s'est déroulé à Bucarest en Roumanie. Le film est basé sur des faits réels. J'ai eu beau chercher sur le web plus d'infos sur la vraie histoire, je n'ai trouvé que ceci: les deux réalisateurs se trouvaient en Tchékoslovaquie pour le tournage d'une publicité lorsqu'un chauffeur de taxi leur a raconté l'histoire d'un couple d'Autrichiens qui avait vécu des évenements étranges dans leur nouvelle maison. Ils ont alors décidé d'écrire leur scénario autour de cette histoire, et n'ont finalement changé que la nationalité du couple, pour que le spectateur s'identifie plus facilement aux personnages.
Le tournage fut difficile pour Olivia Bonamy, qui s'est beaucoup investie dans son rôle: elle s'est beaucoup blessée en tombant par terre, en se claquant contre les grilles du tunnel. Les rôles des deux acteurs sont très physiques. Même après le tournage, Olivia Bonamy a confessé avoir eu la trouille chez elle, ne dormant plus la nuit et vérifiant autour de sa maison le soir.

Sur le web:
le film sur
allocine  
le film sur
wikipedia 
blog consacré au film
sur ils-lefilm.skyrock.com 

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16 juillet 2011

B.O. Across The Universe: Strawberry Fields Forever

Voici une des scènes musicales de l'un de mes films préférés, Across the universe, réalisé en 2007 par Julie Taynor, dont l'histoire met en scène 34 chansons des Beatles, réarrangées et interprétées par les acteurs. J'ai ici choisi le passage du film où les acteurs Jim Sturges (alias Jude) et Joe Anderson (alias Max) interprètent Strawberry Fields Forever. Cette scène peut se visionner aisèment sans avoir vu le film, car elle constitue une sorte de vidéo clip, très esthétique et métaphorique avec le symbole de la fraise. Pour situer la scène dans le film: Jude en a assez que sa petite amie Lucy (interprétée par Evan Rachel Wood, qu'on aperçoit en gros plan dans cette scène) passe toute ses journées avec les activistes, dont le chef la manipule. Jude n'a pas de boulot fixe et vit en clandestin à New York. Artiste dans l'âme, il s'efforce ici de trouver un logo pour une compagnie de disque indépendante (et qui sera... la fraise!). Pendant ce temps, Max, le frère de Lucie, a été enrolé dans l'armée pour mener la guerre au Vietnam.

Posté par ginieland à 16:10 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
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